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Once Upon a Time : the Battle of Life and Death

« Il faut commencer par perdre la mémoire, ne serait-ce que par bribes, pour se rendre compte que cette mémoire est ce qui fait toute notre vie. Une vie sans mémoire ne serait pas une vie (…) Notre mémoire est notre cohérence, notre raison, notre sentiment et même, notre action. Sans elle, nous ne sommes rien (…) Je ne peux qu’attendre l’amnésie finale, celle qui effacera une vie entière comme cela s’est passé pour ma mère… »

Luis Bunuel

Lorsque j’écoute cette chanson, je suis immédiatement ramenée 15 ans en arrière. Je me souviens encore quand j’essayais de déchiffrer les paroles dans cette langue incompréhensible à mes oreilles, croyant entendre un mot par-ci, deviner un mot par-là, et avec l’air que la mélodie m’inspirait, saisir ainsi le sens de toute la chanson. Je me rappelle clairement de la pochette du single et des premières notes qui devaient suivre sitôt celles de la précédente chanson terminée. A cette époque, je n’étais pas libre de décider de mes choix musicaux. Mais je n’ai jamais ressenti le besoin d’en discuter pour autant ; mon imagination suffisait pour me faire découvrir des choses incroyables.

Lorsque j’écoute cette chanson, je suis immédiatement ramenée 7 ans en arrière et je me revois passant en boucle l’album sur le baladeur CD. Je me souviens encore de l’excitation dans laquelle j’avais attendu cet album. L’un des premiers de ma petite collection. A cette époque, ce groupe représentait pour moi le meilleur du genre. La vérité, c’est juste qu’il arrivait à exprimer ce que moi je n’ai jamais réussi à dire.

Lorsque j’écoute cette chanson, je suis immédiatement ramenée 3 ans en arrière et je me revois ado, ignorant les difficultés de la vie mais croyant tout connaître déjà des épreuves à affronter. Je me souviens encore des ciels noirs lorsque je rentrais du lycée, les pieds traînants, trop fatiguée pour presser le pas ou au contraire, avide de découvrir le monde au-delà des toits qui s’effaçaient dans l’obscurité. C’est à cette époque je crois, que j’ai commencé à prendre conscience des possibilités que nous offraient la vie.

Dernièrement, j’ai découvert Metric. Une de leurs chansons passait en arrière fond dans une série que je regarde. Je ne sais pas pourquoi, mais elle m’a marquée. C’est comme ça que j’ai commencé à m’intéresser au groupe. Depuis, j’écoute souvent leur dernier album. Qui sait s’il ne marquera pas une nouvelle époque ?

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Japan Impact

 Tout le monde le sait, mon but c'est de conquérir le monde grâce à la techtonique des plaques! Aussi l'excentricité de ma personne va faire déplacer le Japon en Europe et plus précisément sur ce petit pays qui fait la une de biens grand journaux: la Suisse!

Les coffres de la Suisse ne voulant pas s'ouvrir au public, je vous propose d'ouvrir votre regard sur d'autres trésors Made in Japan. Le temps d'un week-end, entre les murs d'un institut à la pointe de la technologie, normal me direz-vous pour accueillir le Japon, venez vous intéressez aux cultures nippones lors du premier Japan Impact!

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Parle plus fort je ne te comprend pas...

 L’an Neuf Délivre 

La parole des sens 

Au fil de l’âme

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Esprit es-tu là?

En chaque fin d’année, arrive la période de Noël et tout ce que cela implique... sapin, guirlandes, dinde aux marrons, cadeaux et Ho Ho Ho! Autour de tout cet exercice de joie et bon humeur, il y a tout de même une sacrée préparation, un échauffement digne des travaux d’Hercules: qui sera présent, que va-t-on mettre dans les assiettes et qu’allons-nous offrir à un tel?

Pourquoi faut-il attendre le 24 décembre pour cette débauche capitalistique dans les supermarchés et autres magasins? Pourquoi faut-il subir la loi du Big Brother Rouge (n’oublions pas qu’il est lui aussi un emblème flamboyant du capitalisme d’une boisson pétillante dont le nom commence par “c” mais n’est pas du champagne...) qui nous lance son Ho Ho Ho à tout de bras pour finir, somme toute, avec des kilos en trop?

Cette année c’est la crise (pas de foie) et pourtant ça ne va pas empêcher le peuple de se ruer dans les magasins, faire des achats nocturnes s’il le faut, au fond c’est une atmosphère rêvée pour faire oublier un moment ce qu’on nous rabâche depuis des mois au journal télévisé! Peut-être que tout de même certains réfléchirons à deux fois avant d’acheter tel ou tel cadeau... ou pas.

C’est étrange d’être aigri en cet saison qui devrait respirer la joie de vivre et d’être parmi les siens mais je souhaitais méditer ne serait-ce que quelques lignes sur la magie de Noël... il existe des gens pour qui Noël est un cauchemar car ils seront seuls, pour d’autres c’est une fête chrétienne qui n’influencera pas leur quotidien, pour d’autres encore c’est une fête importée qui a perdu de son sens et est devenu plus que la Saint Valentin, la fête du sexe... 

C’est quoi Noël pour moi à part ce que je viens de décrire? C’est le moment de se réunir en famille et partager avec ses proches un/des repas copieux qui s’enchaîneront jusqu’à la fin de l’année. Les cadeaux c’est une belle supercherie qui même si elle ne perd pas de sa magie au fil du temps, offrir pour offrir n’est pas un concept qui me tient à coeur. Quand on me demande alors ce que je souhaite pour Noël, la réponse évidente c’est “Être avec vous!” pourtant on peut apercevoir un pincement des lèvres sur le visage de mon interlocuteur... Est-il si difficile de nos jours d’offrir de son temps à autrui? 

Le temps c’est de l’argent, je ne le vous fait pas dire... mais en même temps, malgré la crise, j’ai maintenant un travail et mon gagne-pain, si je souhaite m’offrir quelque chose je peux le faire comme un grand. Il y a pourtant des choses qui ne s’achète pas et les efforts redoublés de l’esprit mercantile des commerçants n’y pourront rien. Voir la mine surprise et déconfite d’un convive lorsqu’il réalise que son cadeau est un essuie-glace, ça n’a pas de prix!

Offrir une leçon d’écologie sur le gaspillage des emballages cadeaux déchiquetés en moins de 14 secondes alors qu’il aura fallu une longue période de chasse aux cadeaux et d’empaquetage. Je ne sais pas, il doit y avoir quelque chose qui m’a échappé cette année... cet habillage de couleurs et paillettes pour dissimuler ces cadeaux, l’année prochaine ça sera la même chose, on remballe le même manège mais je n’emballerai pas.

On attache peut-être trop d’importance à cet événement de fin d’année; offrir, recevoir et partager, ça doit être ça ma vision de Noël.

Ouvre les yeux, l’esprit de Noël est-il toujours là? Dis moi, Noël c’était comment pour toi?

PS: c'est un peu tard (mais il reste quand même quelques jours...) http://www.monbeausapin.org/ permet de lire quelques visions de ce qu'est Noël et de faire des dons à la Croix Rouge française pour offrir un peu de bonheur au plus démuni s ;-) 

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Do you want a cup of coffee ?

Je ne bois jamais de café. Ou plutôt, je n’en prends que très rarement et seulement quand j’ai froid ; car c’est un peu rassurant le café non ? Avec du sucre et beaucoup de lait chaud, c’est doux et ça me fait croire, l’espace d’un instant, que j’ai grandi.

Les choses ont beaucoup changé depuis mon dernier article Believe Enough. Trop vite même. Et moi qui ne voyais rien bouger, je refuse à présent de suivre le rythme… C’est d’ailleurs lorsque je discute avec mes anciens camarades de classe que je réalise à quel point je me suis laissée écraser par la routine. En effet, chacun de leur côté avancent pour se créer une place dans la vie alors que moi, je ne fais qu’attendre et laisser filer le temps ; me maintenant tout juste dans la conformité des choses pour ne pas avoir à être déroutée…

Mais à présent, je me rends compte que l’époque où l’on me tenait gentiment la main est révolue et savoir que demain ne sera qu’une image d’aujourd’hui ne me suffit plus. Puisqu’il n’est jamais trop tard, changeons nos habitudes : cette année, je me mets au café.

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T'as pas un smarties ?

Suite à ce billet, je suis parti à la recherche d'indices prouvant l'activité maléfique de Blash. Si toutefois on manque de preuves. J'ai ainsi découvert plusieurs choses :
 
- Ces fameux smarties ont débarqué sur le dernier continent qui avait réussi jusqu'à présent à y échapper, à savoir l'océanie. L'australie subit les effets de cette drogue depuis peu, pour preuve cette vidéo. Appelée l'electro house shuffle ou encore le Melbourne Shuffle, je nommerai cette danse la tektonik des pieds. En tout cas ça nettoie bien le sol.
Et dois-je rappeler que l'Afrique a été la première touchée avec le coupé-décalé.

- Blash a rencontré en catimini la femme la plus influente du monde. Peut-être est-elle son soutien financier ? On peut-être sûr qu'elle a joué ou va jouer un rôle important dans cette affaire.

- Je peux très bien comprendre que pour certains ces accusations sont infondées ou parraissent floues, aussi je vous invite à visionner cette vidéo dont il est le sujet principal. Le film est un peu long mais regardez-le :



Enfin, je terminerai ce post en vous faisant part de ces paroles de Blash datant seulement de quelques semaines et prises en filature :

I am Blash, candidate for the presidential and I approved this message.

... c'est sans doute ce que mon infinie mégalomanie me dicterai de faire! Mais j'ai des visions plus grandes et pour l'instant je développe mes réseaux à travers la planète. La Californie, Lea Alpes suisse et le Japon, le monde tremblera bientôt sous mon emprise, c'est ça la tectonique des plaques.


J'ai les jetons.
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The Simple Life

5h17: j'entend le train qui retentit, j'ai le sommeil léger mais il est trop tôt encore...
6h00: les rayons du soleil pénètrent dans ma chambre, le réveil n'a pas sonné, encore un petit peu...
7h00: j'éteins le réveil... hmmm trop dur de se lever
7h32: bon allez je tombe du lit, ramasse mes lunettes, direction le salle de bain, oulah t'as pas bonne mine!
7h34: j'allume mon Mac, je fais bouillir de l'eau, sors le lait et les myrtilles/fraises/framboises du réfrigérateur
7h36: je lance Mail et Safari, lave les baies et me prépare mes céréales avec les baies ainsi qu'une tasse de thé... hmm lequel choisir ce matin...
8h03: j'ai lu les emails de la nuit, surfer quelques minutes sur les news, blogs et forum. direction la salle de bain
8h10: qu'est-ce que je met aujourd'hui? un des trois jeans, un t-shirt, une chemise
8h12: corvée de vaisselle de la veille/lessive
8h20: je met ma montre, je prend mon porte-monnaie, j'enfile mes sneakers, ma casquette... je prend ou pas mon laptop... nan trop lourd. Mes clés, je ferme, départ
8h21: je sors mon iPod, direction boulot en marchant
8h55: j'arrive au bureau, salue la réceptionniste qui ne m'écoute pas, prend l'ascenceur pour le 5ème étage, passe mon badge
8h57: je me log sur mon post de travail, relis mes emails, réponds à certains, commence à travailler/vérifier le travail de la veille
9h15: mon collègue arrive, il se pose, se connecte, on monte prendre un café à l'étage
9h30: on a assez discuté de tout et rien, je me remet au travail
11h20: j'ai faim et mon programme ne marche pas... je surf sur internet, imprime quelques articles de recherche
12h05: pause lunch, on va voir les autres collègues et décider où aller manger: chinois/japonais/italien/indien/sandwich
13h10: retour au bureau, j'ouvre mon tiroir, prend un chewing-gum et surf sur internet
13h30: bon faut bosser un peu...
15h00: email annonçant le goûter dans 30 minutes
15h30: on monte à l'étage prendre le goûter: ah cheesecake! cool!
16h05: on redescend "travailler"
16h20: mon chef passe dans le bureau: ça marche pas, blablabla, ok bonne idée
17h30: bon j'en ai marre, je surf sur internet
17h55: "ciao à demain!" je prend l'ascenceur, sort du bâtiment, iPod en route, direction "home"
18h23: j'enlève mes chaussures, ma montre ma casquette, mon porte-monnaie, mon iPod. Il fait tropchaud ici, j'aère, me lave les mains... bon qu'est-ce que je mange ce soir? rien d'intéressant dans lee réfrigérateur, ça sera le thaï au coin de la rue
18h30: sur mon Mac, je check mes emails (encore), Facebook, forums, blogs et
19h03: hop, au resto! le serveur: "hi, how are you doing? long time no see!" moi: "good thanks, how are you? well i'll have this and that, a thai ice tea and white rice"... "I have seen your pictures from last week, maybe you could teach me some tricks"
20h17: je paie l'addition "Thank you! See you next time!"
20h19: j'allume la télé, zappe et surf sur internet... ah! American Idol! je blog pendant les pubs
22h00: je vais prendre ma douche
22h13: je surf sur internet/regarde la télé/lis un livre/blog
00h24: je vais au lit, j'entend le train qui retentit, bien le prochain ne passera pas de si tôt, je peux m'endormir
5h17: j'entend le train qui retentit... "quoi déjà?! oh ça va, il n'est que 5h00 et des poussières..."
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Where are you?
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Mémoire d'un naufragé

www.esnips.com/doc/8de4b956-505d-4787-bb81-2748144e0798/Dark-Blue-jacks
 
 
Je suis las. Voilà à présent 6 jours que j’ai pris le large et pourtant, tout semble identique au lendemain de notre départ. Comme si le temps qui s’était écoulé avait fui l’équipage de ce navire. A croire que nous avons été pris dans une malédiction !
 
Ils s’agitent. Tout autour de moi mes hommes s’activent afin de maintenir le vaisseau en vie mais ils espèrent en vain car moi je ne crois plus. Je sais qu’il est désormais trop tard. Ce bateau est mort et ma personne avec.
 
J’ai été laissé pour compte. Isolé dans ces eaux, la terre que j’ai quittée me paraît maintenant inaccessible. La voix même de mes compagnons de bord me semble lointaine tellement l’écho qui résonne à mes oreilles est faible. A part que ce soit moi qui n’écoute pas et qui ne veuille rien entendre… Pourtant, j’essaie. Mais j’ai l’impression que tout tourne autour de moi et d’avoir été éjecté d’un système que j’ai moi-même créé. Les jours se succèdent les uns les autres mais rien ne semble vouloir bouger. Pas même ce navire qui stagne et refuse d’avancer. Je me sens comme paralysé.
 
***
 
J’étouffe. Ma fin est proche. Le remous incessant des vagues contre ma peau m’immerge un peu plus chaque seconde dans cette étendue bleue. Où suis-je ? Perdu au milieu de l’océan, n’avançant pas, mais ne reculant pas pour autant, je campe sur un lieu que je veux pourtant fuir. Le bleu hypnotique de l’aube s’est transformé en ombre pénétrante maintenant que les flots me cernent.
 
Une dernière vague puis je plonge définitivement sous les eaux ; noyant par la même occasion les hurlements de mon équipage qui tente désespérément de survire au naufrage. Je souris intérieurement comme pour saluer une dernière fois leur courage puis me laisse emporter au fond. Mes forces me quittent.
 
L’eau glacée coule sur ma peau mais ne semble jamais pouvoir me retenir. Je tâte les parois fluides qui m’enveloppent mais aucune attache n’y est laissée. D’ailleurs je ne veux pas m‘y raccrocher… Je veux abandonner mon passé et me laisser sombrer dans les profondeurs ; briser le lien qui me lie à la monotonie quotidienne par la distance.
 
***
 
Il m’appelle. Mon destin m’appelle... Je nage dans sa direction ; l’espoir de le rencontrer au détour d’une brassée d’eau emplit ma poitrine. A mesure que je m’éloigne de la surface, je sens la pression et l’obscurité s’épaissir mais paradoxalement, rien n’arrive à contenir la jubilation qui s’échappe lentement de mon corps. Des frissons d’excitation me parcourent l’échine et s’évanouissent aux extrémités de mes membres qui ne font plus qu’un avec l’eau… Mer bleue, m’absorberas-tu ?
 
Mon désir est tel que je sens les flots m’emmener vers lui. Je clos les paupières une ultime fois afin de mieux savourer le voyage. C’est alors qu’il m’apparaît ; semblable à une fleur qui voit le jour... Cette vision m’émeut et, tandis que je continue de m’enfoncer dans les profondeurs souterraines, m’enivre un peu plus du pouvoir dont je jouis. Je sais qu’il peut – que je peux – enfin m’épanouir. Car j’ai trouvé ma voie, celle empruntée par mon navire.
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La tectonique des plaques

Extrait du livre L’odyssée du rock :

"En 1938, le Professeur Albert Hoffman invente le LSD dans un laboratoire suisse.
En 1965, un ancien cobaye, Ken Kesey, organise des acid-tests dans le quartier de la bohème de San Francisco. En l’espace de quelques mois, plus de cent mille personnes émigrent à Haight-Ashbury, donnant naissance au summer of love et à l’explosion du rêve hippie. Des posters enluminés, les premiers comics de Robert Crumb, des effets de lumière stroboscopique spectaculaires, sans oublier les drogues, apportent l’ambiance de cette révolution psychédélique. Les parcs et les théâtres de la ville, tel l’Avalon Ballroom ou le Fillmore deviennent les endroits les plus branchés du monde. Le succès du rock psychédélique san-francisain est tel qu’un Fillmore East ouvre à New-York en 1968, puis s’étend jusqu’en Europe. Pour la première fois, les groupes et leur public partagent univers culturel identique et surtout des stimulations chimiques."


En 2008, cette génération qui avait environ 18 ans en 1968 et qui a vécu le rêve hippie, dirige notre monde. Magnifique réussite.



En 1998, le Professeur Blash invente les « smarties » dans un laboratoire suisse. Pas les bonbons, non.
En 2006 (tout va plus vite aujourd’hui), un ancien cobaye, Gavroche, organise des candy-party dans le département du Val-de-Marne, en banlieue parisienne. En l’espace de quelques mois, des milliers de gens viennent au Métropolis, célèbre boîte de nuit du département, donnant lieu à l’explosion de la Tektonik. La danse robotisée, les vêtements fluos, les coiffures déstructurées, Internet et l’écriture sms, sans oublier les drogues, apportent l’ambiance de cette révolution électro. Les boîtes et les lieux publics de la région, tel le forum des Halles ou le Champs de Mars, deviennent les endroits les plus branchés du monde. Le succès du mouvement parisien est tel que des scènes similaires émergent en 2008 en Belgique et aux Etats-Unis. Pour la première fois, c’est un mode de vie total (physique, numérique…) que partagent des populations de pays et de continents différents.


En 2048, cette génération qui a environ 18 ans en 2008 et qui vit l’explosion de l’électro, dirigera notre monde. J’ai peur.

Je n’y suis pour rien, j’étais sous l’emprise de cette substance appelée « smarties ». En revanche, Blash est le véritable déclencheur de tout cela. Pour preuve, il se trouve aujourd’hui à San Francisco où il tente de suivre les traces de son modèle absolu ; le Professeur Hoffman, lequel est décédé cette semaine.
Paix à son âme.
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Erase & Rewind


Celle-ci fait partie des idées qui me traversent l’esprit de manière assez mystérieuse. Cette idée dont vous savez que vous devez la réaliser, c’est inévitable. La plupart du temps cachée, elle sait ressurgir au moment opportun.


Vendredi soir, je sors dans Paris avec un ami. Métro ligne 6, station Daumesnil. C’est à cet endroit précis qu’elle refait surface, lorsque j’aperçois deux jeunes femmes dans le métro qui s’arrête devant nous. Je fais un rapide clin d’œil à mon ami qui est au courant de l’idée, de ces amis qui comprennent tout, tout de suite et qui n’existent que dans les romans, films ou blogs. Les demoiselles sont assises l’une à côté de l’autre sur les strapontins opposés à la porte. Le wagon est loin d’être bondé comme il y a deux heures. L’ami me rend mon clin d’œil en me lançant un « have fun » particulièrement jouissif et ouvre la porte du train. Nous entrons tout en continuant notre discussion sur le dernier film de Michel Gondry. Je me place adossé contre la porte opposée, à ma droite se trouve les filles, mon acolyte s’arrête devant moi dos contre la barre de maintien et reprend :
- Tu l’as vu en VO ?
- Ouaip, le titre original est « Be Kind Rewind », plus classe que ce « Soyez sympa, rembobinez ».

Nous parlons relativement fort de manière à ce qu’elles stoppent leur discussion.
- « Soyez sympa, rembobinez », on dirait un de ces films français avec Audrey Tautou et Clovis Cornillac ; « Pars sous la pluie et reviens tard »…
Je reconnais sa façon d’ironiser sur l’art français. J’espère qu’elles ne sont pas trop adeptes du cinéma français. Quoiqu’il en soit, j’essaie de redresser la barre :
- … « Je vais bien, ne t’en fais pas » n’est pas si mauvais…
- … ou « une jolie rencontre dans le métropolitain ».

Première pique de sa part ne déclenchant aucune réaction si ce n’est celle qui est la plus proche de lui qui lève la tête en sa direction. Je dois dire que je ne l’ai pas vu venir et pourtant je ne le connais que trop bien. C’est trop direct comme approche. Je nous redonne tant bien que mal un peu d’air :
- Pourquoi faire court quand on peut faire compliqué, c’est la devise du cinéma français. Sinon « Be Kind Rewind » est excellent. C’est le meilleur Gondry, je trouve.
- J’ai juste vu « Eternal Sunshine Of The Spotless Mind » avec Kirsten Dunst.

Sa façon de toujours ramener un film, aussi bon soit-il, à la performance de Kirsten Dunst, aussi petit soit son rôle. Il a même poussé le fanatisme à aller voir « Marie-Antoinette » de Sofia Coppola alors qu’il est plutôt du genre « X-men 3 ».
- Tu sais que Gondry a réalisé les clips de « Seven Nation Army » et « Fell in Love With a Girl » des White Stripes ?
- Fell in Love With a Girl ?

Les deux jeunes femmes semblent s’intéresser à notre discussion.
- ouais, le clip fait tout en légo. Il a fait des clips de Björk aussi.
Il sent que je m’éloigne car il connaît ma passion pour la musique alors il décide de me tendre une perche pour me ramener au rivage :
- Quelles actrices jouent dans le dernier Gondry ?
Je la saisis :
- Ah oui, il y a une actrice que j’ai trouvé géniale mais je ne connais pas son nom.
- mignonne ?
- Très belle oui. Je me laisse tomber sur le sol en tailleur. Brune, des cheveux longs, souples, un regard sombre et un teint pâle.

Je décris en fait de manière précise la personne la plus proche de moi tout en continuant à regarder mon camarade de jeu.
- Elle porte une écharpe couleur bordeaux, un caban gris foncé et un jean noir. Elle a à ses pieds des converses rappelant son écharpe mais surtout ses lèvres en fait. Tu vois à qui je fais allusion ?
- Absolument,
rétorque-t-il.
-Elle est très jolie, je tourne la tête sur ma droite, n’est-ce pas ?
Le sourire amusé de mon ami en dit long sur ma façon maladroite d’interloquer la passagère.
Et que me dit-elle ?
- J’ai vu ce film et il n’y a pas de telle actrice, petit malin. En revanche, la personne dont tu parles s’appelle Lyla.
Elle sort un stylo de son sac :
- Donne-moi ta main, s’il te plaît.
Je lui tends ma main et elle y écrit dilelui.com puis se lève et descend du wagon accompagnée de son amie.
Je me lève à mon tour et nous nous asseyons à leur place. Il me dit :
- Enfoiré.
- What else ?


Cet instant magique passé, il est évident que je ne chercherai pas à joindre cette sublime fleur bien que le principe du site internet http://www.dilelui.com/ est charming, isn’t it ?
Un instant était le maximum qu’on ne pourrait jamais attendre de la perfection. On a atteint cette perfection le temps d’un regard. Plus jamais elle ne connaîtra un tel sommet d’instantanéité.

A part peut-être avec son vibro-masseur.
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