[ Gavroche ]
by gavroche
@ 23.11.2007 16:02 CEST
Pourquoi pas ouvrir une chaîne de maisons de retraite ?
Pourquoi pas l’appeler
Psychotonique ou non, mieux : La Clairvoyance.
C’est ici que vous a conduit le glorieux potentiel illimité de votre jeunesse. Voici ce que vous avez fait de votre vie.
Pourquoi pas construire, dans un espace temps de cinq à vingt ans, des bâtiments ultra modernes La Clairvoyance où lorsque l’on y entreras, le panneau reprenant le slogan suscité de la marque lancera de sa voix suave comment l’on s’appelle :
Vous vous appelez Gavroche.
Vous vous appelez Yasmina.
Vous vous appelez Nicolas.
On n’arrête pas le progrès.
[ Gavroche ]
by gavroche
@ 23.11.2007 16:00 CEST
J’ai lu quelque part que les trois couches de ta peau représentent les trois femmes de ta vie.
L’épiderme, le derme et la graisse.
Ton épouse, ta fille et ta mère.
Quand une femme me plaît, je rougis.
Quand ma mère cuisine, je grossis.
Et la dernière corrélation ?
[ Blash ]
by blash
@ 05.11.2007 23:27 CEST
Si j'étais en perte de repère dans le précédent billet, je suis parti à la recherche de moi-même, en m'évadant de ce dédale, en m'évadant à travers des lectures et des rêveries... Après m'être isolé, je sors de cette tour d'ivoire et exprime comme je ne le ferai jamais mon envie de crier ma joie de vivre et mon désir d'ailleurs. A être reclus sur soi-même, on en vient à penser que le monde repose sur nos épaules et qu'il est un fardeau bien lourd à porter; une erreur commune, chacun à son fardeau certes mais on peut compter dans la vie sur l'aide de ses proches, et ça c'est sans égal.
Avant de partir pour le Japon, j'entamais la lecture d'un roman de science-fiction de Robert Heinlein, intitulé "En route pour la gloire". Cadeau d'une connaissance, je trouvais que le titre se portait très bien à la situation et au fil de la lecture je découvris qu'il me correspondait aussi. Pourtant je ne finis pas la lecture et pars sans en connaître la fin, je me dis que la fin sera écrite de mes récits au Japon, ça sera ma route vers la gloire. Rétrospectivement, je pense que je suis satisfait du chemin que j'ai fait au Japon et il m'a ouvert d'autres horizons que je ne soupçonnais pas.
Octobre, retour au bercail, un coup de cafard et une sensation de désorientation... dans ma fuite vers l'intérieur je redécouvre le livre que je ne lâche plus. C'est mon passeport vers l'imaginaire, vers un monde qui n'existe que dans ma tête et qui me réconforte car après tout j'en suis le créateur. Dernier chapitre et là, un éclaircissement!
"Ca va déjà beaucoup mieux, mais je fais toujours les mêmes rêves. Et puis j'ai appris un nouveau mot: "acculturation". Cela désigne, pour un individu, le fait de passer d'une culture dans une autre culture et de se sentir désorienté avant de s'adapter. Un peu comme les Indiens des villes d'Arizona, qui n'ont rien à faire, qu'à flâner ou à regarder les vitrines. C'est ça, l'acculturation; c'est se trouver dans un monde auquel on n'est pas adapté."
Ainsi, en partant ailleurs, j'ai découvert que je ne suis pas adapté ici... je ne tiens pas en place et il me faut donc repartir. Oû? rien n'est précis, ce qui est sûr c'est que je pars cherche ma route de la gloire, "Somewhere I belong"...
[ Blash ]
by blash
@ 02.11.2007 01:00 CEST
... de moi-même. Derrière ce corps, une petite ombre terne; qui au gré des jours et des nuits change de forme sans jamais pouvoir se fixer. Qu'est-ce que j'attend de la vie? Honnêtement je ne sais pas, je me laisse dériver aux aléas du quotidien et je verrai bien où cela me mènera. C'est un peu cette insouciance qui a dû disparaître en moi pour me faire réaliser que je n'ai rien fait de ma vie... car après tout, il ne faut rien en attendre, c'est à moi de décider ce que je veux en faire. Pourtant sachant, ceci, j'erre dans les méandres de la pensée, un dédale qui n'a pas une sortie unique mais trop angoissé de choisir une mauvaise sortie, je reste à me perdre dans ce dédale.
Demi tour, troisième à gauche puis à droite, marche arrière... c'est sans issue! Si un fil d'Ariane pouvait guider ne serait-ce que temporairement mes pas, peut-être me déciderais-je à sortir au grand jour et faire de cette ombre que je suis un souvenir, effacé par quelques rayons de soleil réconfortant.
C'est étrange cette sensation de perte de repères alors que je suis revenu d'où je suis parti... à croire que j'ai tourné en rond pour revenir sur mes pas. Est-ce que l'Ailleurs où j'avais un semblant de confiance en moi est resté là-bas? Est-ce parce que je n'avais aucune appartenance là-bas que je me suis permis des libertés? Si tel est le cas, je dois alors repartir dans ce pays qui ne dort pas, où les néons font apparaître sur chaque individu une multitude d'ombres différentes.
En partant du Japon, j'ai laissé ces mots à mes collègues: "Il ne faut pas chercher la lumière pour soi, car en chacun de nous, il existe une lumière. Montrez le chemin de cette lumière aux autres!" Et bien je crois que j'ai dû perdre le chemin vers ma lumière car l'ombre projetée ne m'appartient pas... du moins elle ne me ressemble pas.
Mais alors, si je ne suis pas cette ombre et qu'elle n'est pas mienne... qui suis-je? suis-je l'autre? Tout ce que je sais, c'est que je ne suis pas celui que je semble paraître et pourtant je voudrais tellement être. Pour reprendre le titre d'un film, "Ecrire pour exister", peut importe qui me lit, je souhaite juste laisser une trace qui disparaîtra... ou pas.