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Somewhere I belong

Si j'étais en perte de repère dans le précédent billet, je suis parti à la recherche de moi-même, en m'évadant de ce dédale, en m'évadant à travers des lectures et des rêveries... Après m'être isolé, je sors de cette tour d'ivoire et exprime comme je ne le ferai jamais mon envie de crier ma joie de vivre et mon désir d'ailleurs. A être reclus sur soi-même, on en vient à penser que le monde repose sur nos épaules et qu'il est un fardeau bien lourd à porter; une erreur commune, chacun à son fardeau certes mais on peut compter dans la vie sur l'aide de ses proches, et ça c'est sans égal.

Avant de partir pour le Japon, j'entamais la lecture d'un roman de science-fiction de Robert Heinlein, intitulé "En route pour la gloire". Cadeau d'une connaissance, je trouvais que le titre se portait très bien à la situation et au fil de la lecture je découvris qu'il me correspondait aussi. Pourtant je ne finis pas la lecture et pars sans en connaître la fin, je me dis que la fin sera écrite de mes récits au Japon, ça sera ma route vers la gloire. Rétrospectivement, je pense que je suis satisfait du chemin que j'ai fait au Japon et il m'a ouvert d'autres horizons que je ne soupçonnais pas.

Octobre, retour au bercail, un coup de cafard et une sensation de désorientation... dans ma fuite vers l'intérieur je redécouvre le livre que je ne lâche plus. C'est mon passeport vers l'imaginaire, vers un monde qui n'existe que dans ma tête et qui me réconforte car après tout j'en suis le créateur. Dernier chapitre et là, un éclaircissement!

"Ca va déjà beaucoup mieux, mais je fais toujours les mêmes rêves. Et puis j'ai appris un nouveau mot: "acculturation". Cela désigne, pour un individu, le fait de passer d'une culture dans une autre culture et de se sentir désorienté avant de s'adapter. Un peu comme les Indiens des villes d'Arizona, qui n'ont rien à faire, qu'à flâner ou à regarder les vitrines. C'est ça, l'acculturation; c'est se trouver dans un monde auquel on n'est pas adapté."

Ainsi, en partant ailleurs, j'ai découvert que je ne suis pas adapté ici... je ne tiens pas en place et il me faut donc repartir. Oû? rien n'est précis, ce qui est sûr c'est que je pars cherche ma route de la gloire, "Somewhere I belong"...
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Comments (2)  Permalink

Comments

oldergod @ 12.11.2007 11:01 CEST
C'est marrant Bao. Depuis que je suis rentré, j'ai aussi l'impression que tout tourne en rond autour de moi; je perds de l'intérêt pour presque tout et j'ai l'impression d'avoir appuyé sur "pause" dans une sorte de vie parallèle qui ressemblait à un rêve... Je regarde autour de moi et tout est vide, tout est fade, plus de saveur, plus de magie, plus rien ne me donne envie.
J'ai entamé un travail sur Paris jusqu'à fin Mai. Je fais des économies et l'été prochain, je vais tenter de m'installer là bas ;)
Ca te tenterait pas?
Youji @ 16.11.2007 19:55 CEST
La recherche du bonheur?
Oui, le bonheur c'est toujours ailleurs.

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