[ Lunva ]
by Lunva
@ 21.12.2007 20:23 CEST
Un dernier souffle puis… Tout se tait. Rien qu’un murmure. Je déambule dans les airs. Ai-je vécu ? Le ciel s’obscurcit. Bientôt la nuit. Quelle heure est-il ? L’air est glacé. Je survole la ville. Où suis-je ? Suis-je morte ? Mais d’abord, ai-je réellement vécu ? Je ne sais pas, je ne sais plus… Des souvenirs, il me faut des souvenirs. Par bribes, par fragment. Tout, quelque chose. Rien. L’Homme n’est que paradoxes.
J’ai subi ma vie. J’ai vécu longtemps mais j’ai subi ma vie. Je suis morte sans vivre… Le bonheur. J’ai désiré le bonheur. Foutaises ! Tu t’enlises ! N’ai-je donc jamais vécu ? Ta gueule. (…) Mais tout le monde désire le bonheur. Est-ce un mal ? Bande de chiens ! Allez tous crever sans vivre ! (…) T’es qui ? Toi. Moi ? Moi. (?) Je suis toi et tu es moi. (?) (…). Je ne suis pas vulgaire. Je ne suis pas morte sans vivre. (…) Donc je suis morte ? (…) Tu n’as pas vécu. (?) Douleur, peine, vengeance, ça c’est vivre. (?) Ambition, colère, culpabilité, haine, peur, trahison, tristesse. Vivre ne s’arrête pas au bonheur. Un Homme heureux est un homme mort. Le but n’est pas d’apprécier. L’objectif est dans la recherche même des sensations. (…) La vie est une conquête... (…)
Je m’ennuie. J’ai envie de rien. Je m’en fous. Ca aussi c’est vivre lorsqu’on ne ressent plus rien ? L’ennui, c’est la mort durant la vie. (…) Donc je suis vivante ? (…) On dit que certaines personnes voient leur vie défiler lorsqu’ils meurent et (re)découvrent des souvenirs enfouis. Ils revivent alors avec intensité leur dernier moment. Je suis à la fois morte mais vivante ?! T’es un Homme ? (…) Va chier… Je suis trop aimable. (…)
Un mouvement brusque puis c’est la chute. Je ferme les yeux. La tiédeur de mon lit m’envahit. Ai-je rêvé ? L’aurore sera bientôt là. Tu as disparu. Ton absence laisse place à l’amertume. J’inspire un grand coup. Je vis.
[ Blash ]
by blash
@ 07.12.2007 17:08 CEST
Selon la première loi de Newton:
Tout corps persévère dans l'état de repos ou de mouvement uniforme en ligne droite dans lequel il se trouve, à moins que quelque force n'agisse sur lui, et ne le contraigne à changer d'état.
Ainsi si je suis en mouvement je me dois de rester en mouvement pour conserver cet état que j'aime bien. Comprenez état comme ce désir de voyager et voir ailleurs ce qu'il se passe; où il y a de l'énergie en somme (parce que la Suisse ce n'est pas ça...). Ceci dit c'est aussi un changement d'état puisque qu'apès le Japon, ça sera un "retour" aux Stazunis (copyleft Gavroche) et plus précisément à San Francisco. Je crois que je peux difficilement faire plus proche du Japon (que j'affectionne) que ça à moins d'aller à Hawai (mais c'est professionnellement moins intéressant).
Départ mi-février pour ce pays dont peu de personnes apprécie la politique et dont le rêve américain s'effrite petit à petit. Je ne vais pas dire que je n'aime pas ce pays, sinon je n'y retournerai pas mais il a l'avantage par rapport à ma petite Suisse tranquille, d'avoir de l'énergie dans ses villes. San Francisco justement, est un mix culturel très intéressant et ça contrastera avec l'uniformité excentrique du Japon, je crois...
Que vais-je faire dans ce pays de fous? Je serai chercheur invité pour 6 mois à l'Université de Californie à Berkeley, à l'Institut International pour les Sciences Informatiques (la traduction française sonne affreusement mal mais bon, qui s'en soucie?)
Voilà, je n'ai pas excessivement écrit sur mon séjour nippon, il en sera probablement de même pour cette aventure américaine. Ceux qui me connaissent savent déjà qu'un blog verra le jour, non pas que le SP ne me plaise pas mais la ligne "éditoriale" du SP (il y en a une?) ne correspond pas aux péripéties hebdomadaires d'un panda perdu. Et puis je suis, nous sommes, vous êtes inertes, il ne faudrait donc pas troubler le calme et la non-activité relative du SP.