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The Simple Life

5h17: j'entend le train qui retentit, j'ai le sommeil léger mais il est trop tôt encore...
6h00: les rayons du soleil pénètrent dans ma chambre, le réveil n'a pas sonné, encore un petit peu...
7h00: j'éteins le réveil... hmmm trop dur de se lever
7h32: bon allez je tombe du lit, ramasse mes lunettes, direction le salle de bain, oulah t'as pas bonne mine!
7h34: j'allume mon Mac, je fais bouillir de l'eau, sors le lait et les myrtilles/fraises/framboises du réfrigérateur
7h36: je lance Mail et Safari, lave les baies et me prépare mes céréales avec les baies ainsi qu'une tasse de thé... hmm lequel choisir ce matin...
8h03: j'ai lu les emails de la nuit, surfer quelques minutes sur les news, blogs et forum. direction la salle de bain
8h10: qu'est-ce que je met aujourd'hui? un des trois jeans, un t-shirt, une chemise
8h12: corvée de vaisselle de la veille/lessive
8h20: je met ma montre, je prend mon porte-monnaie, j'enfile mes sneakers, ma casquette... je prend ou pas mon laptop... nan trop lourd. Mes clés, je ferme, départ
8h21: je sors mon iPod, direction boulot en marchant
8h55: j'arrive au bureau, salue la réceptionniste qui ne m'écoute pas, prend l'ascenceur pour le 5ème étage, passe mon badge
8h57: je me log sur mon post de travail, relis mes emails, réponds à certains, commence à travailler/vérifier le travail de la veille
9h15: mon collègue arrive, il se pose, se connecte, on monte prendre un café à l'étage
9h30: on a assez discuté de tout et rien, je me remet au travail
11h20: j'ai faim et mon programme ne marche pas... je surf sur internet, imprime quelques articles de recherche
12h05: pause lunch, on va voir les autres collègues et décider où aller manger: chinois/japonais/italien/indien/sandwich
13h10: retour au bureau, j'ouvre mon tiroir, prend un chewing-gum et surf sur internet
13h30: bon faut bosser un peu...
15h00: email annonçant le goûter dans 30 minutes
15h30: on monte à l'étage prendre le goûter: ah cheesecake! cool!
16h05: on redescend "travailler"
16h20: mon chef passe dans le bureau: ça marche pas, blablabla, ok bonne idée
17h30: bon j'en ai marre, je surf sur internet
17h55: "ciao à demain!" je prend l'ascenceur, sort du bâtiment, iPod en route, direction "home"
18h23: j'enlève mes chaussures, ma montre ma casquette, mon porte-monnaie, mon iPod. Il fait tropchaud ici, j'aère, me lave les mains... bon qu'est-ce que je mange ce soir? rien d'intéressant dans lee réfrigérateur, ça sera le thaï au coin de la rue
18h30: sur mon Mac, je check mes emails (encore), Facebook, forums, blogs et
19h03: hop, au resto! le serveur: "hi, how are you doing? long time no see!" moi: "good thanks, how are you? well i'll have this and that, a thai ice tea and white rice"... "I have seen your pictures from last week, maybe you could teach me some tricks"
20h17: je paie l'addition "Thank you! See you next time!"
20h19: j'allume la télé, zappe et surf sur internet... ah! American Idol! je blog pendant les pubs
22h00: je vais prendre ma douche
22h13: je surf sur internet/regarde la télé/lis un livre/blog
00h24: je vais au lit, j'entend le train qui retentit, bien le prochain ne passera pas de si tôt, je peux m'endormir
5h17: j'entend le train qui retentit... "quoi déjà?! oh ça va, il n'est que 5h00 et des poussières..."
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Somewhere I belong

Si j'étais en perte de repère dans le précédent billet, je suis parti à la recherche de moi-même, en m'évadant de ce dédale, en m'évadant à travers des lectures et des rêveries... Après m'être isolé, je sors de cette tour d'ivoire et exprime comme je ne le ferai jamais mon envie de crier ma joie de vivre et mon désir d'ailleurs. A être reclus sur soi-même, on en vient à penser que le monde repose sur nos épaules et qu'il est un fardeau bien lourd à porter; une erreur commune, chacun à son fardeau certes mais on peut compter dans la vie sur l'aide de ses proches, et ça c'est sans égal.

Avant de partir pour le Japon, j'entamais la lecture d'un roman de science-fiction de Robert Heinlein, intitulé "En route pour la gloire". Cadeau d'une connaissance, je trouvais que le titre se portait très bien à la situation et au fil de la lecture je découvris qu'il me correspondait aussi. Pourtant je ne finis pas la lecture et pars sans en connaître la fin, je me dis que la fin sera écrite de mes récits au Japon, ça sera ma route vers la gloire. Rétrospectivement, je pense que je suis satisfait du chemin que j'ai fait au Japon et il m'a ouvert d'autres horizons que je ne soupçonnais pas.

Octobre, retour au bercail, un coup de cafard et une sensation de désorientation... dans ma fuite vers l'intérieur je redécouvre le livre que je ne lâche plus. C'est mon passeport vers l'imaginaire, vers un monde qui n'existe que dans ma tête et qui me réconforte car après tout j'en suis le créateur. Dernier chapitre et là, un éclaircissement!

"Ca va déjà beaucoup mieux, mais je fais toujours les mêmes rêves. Et puis j'ai appris un nouveau mot: "acculturation". Cela désigne, pour un individu, le fait de passer d'une culture dans une autre culture et de se sentir désorienté avant de s'adapter. Un peu comme les Indiens des villes d'Arizona, qui n'ont rien à faire, qu'à flâner ou à regarder les vitrines. C'est ça, l'acculturation; c'est se trouver dans un monde auquel on n'est pas adapté."

Ainsi, en partant ailleurs, j'ai découvert que je ne suis pas adapté ici... je ne tiens pas en place et il me faut donc repartir. Oû? rien n'est précis, ce qui est sûr c'est que je pars cherche ma route de la gloire, "Somewhere I belong"...
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Je suis l'ombre...

... de moi-même. Derrière ce corps, une petite ombre terne; qui au gré des jours et des nuits change de forme sans jamais pouvoir se fixer. Qu'est-ce que j'attend de la vie? Honnêtement je ne sais pas, je me laisse dériver aux aléas du quotidien et je verrai bien où cela me mènera. C'est un peu cette insouciance qui a dû disparaître en moi pour me faire réaliser que je n'ai rien fait de ma vie... car après tout, il ne faut rien en attendre, c'est à moi de décider ce que je veux en faire. Pourtant sachant, ceci, j'erre dans les méandres de la pensée, un dédale qui n'a pas une sortie unique mais trop angoissé de choisir une mauvaise sortie, je reste à me perdre dans ce dédale.

Demi tour, troisième à gauche puis à droite, marche arrière... c'est sans issue! Si un fil d'Ariane pouvait guider ne serait-ce que temporairement mes pas, peut-être me déciderais-je à sortir au grand jour et faire de cette ombre que je suis un souvenir, effacé par quelques rayons de soleil réconfortant.

C'est étrange cette sensation de perte de repères alors que je suis revenu d'où je suis parti... à croire que j'ai tourné en rond pour revenir sur mes pas. Est-ce que l'Ailleurs où j'avais un semblant de confiance en moi est resté là-bas? Est-ce parce que je n'avais aucune appartenance là-bas que je me suis permis des libertés? Si tel est le cas, je dois alors repartir dans ce pays qui ne dort pas, où les néons font apparaître sur chaque individu une multitude d'ombres différentes.

En partant du Japon, j'ai laissé ces mots à mes collègues: "Il ne faut pas chercher la lumière pour soi, car en chacun de nous, il existe une lumière. Montrez le chemin de cette lumière aux autres!" Et bien je crois que j'ai dû perdre le chemin vers ma lumière car l'ombre projetée ne m'appartient pas... du moins elle ne me ressemble pas.

Mais alors, si je ne suis pas cette ombre et qu'elle n'est pas mienne... qui suis-je? suis-je l'autre? Tout ce que je sais, c'est que je ne suis pas celui que je semble paraître et pourtant je voudrais tellement être. Pour reprendre le titre d'un film, "Ecrire pour exister", peut importe qui me lit, je souhaite juste laisser une trace qui disparaîtra... ou pas.
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Where are you?

Side Project... le projet à côté? le projet laissé de côté? A voir la foultitude d'activité, ça porterait bien son nom! Hé les projecteurs, vous êtes où? Enfin c'est pas grave s'il n'y a personne, j'en profiterai pour écrire un coup de blues.

Quatre mois déjà au Japon et tout se déroule bien... jusqu'à aujourd'hui... à des milliers de kilomètres des miens et ceux qui me sont chers, aujourd'hui la machine s'emballe, elle déraille et implose. Mais que peut-il bien m'arriver, la distance je connais et j'en ai fait pour plus longtemps, même si c'était pas facile par moment. Envie de rien si ce n'est d'exprimer ces sentiments de solitude et de mélancolie, tout en sachant que ça importe peu à la face du monde.

C'est dans ces moments qu'on réalise l'importance de ces petites choses que l'on fait en famille, en couple, entre amis et qui, quand ils ne sont pas là parce que vous être à l'autre bout de la planète, vous laisse en sentiment d'être encore plus seul sur terre. C'est juste un repas en famille, admirer un paysage à deux ou prendre un café sur un terrasse entre potes, des petits rien mais qui rappelle ce qu'on a laissé dans ce qu'on appelle le "chez soi".

Où c'est chez moi? A voyager autour du monde, est-ce que c'est partout? nulle part? On se dit qu'on a un port d'attache un peu partout, des amis par-ci par-là... mais à l'heure de la communication digitale où les distances n'ont plus d'importance, il devient tellement facile de contacter quelqu'un à l'autre bout de la planète qu'on ne le fait pas ou presque. On prend racines pour finir... déraciné!

Après tout, chaque voyage est une expérience qui nous change et revenir par la suite sur des lieux connus, nous donne le sentiment de le connaître et d'être étranger en même temps. Ainsi, ici perdu au milieu de la foule, au-dessus de toutes ces têtes, se noie un étranger pourtant si similaire à la masse. Où suis-je? Au pays où l'excentrisme et l'originalité deviennent banal ou plutôt l'uniformité de l'excentrisme. Où êtes-vous?

Il faut s'éloigner pour réaliser à quel point des êtres nous sont chers. Plus qu'un mois avant le retour à la maison et pourtant, une fois rentré, je ne cesserai de penser à ce pays si différent, du moins jusqu'à ce que je reparte... mais où?

Et vous, où allez-vous?
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