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Prière

Puissé-je devenir en tout temps, maintenant et à jamais,
Un protecteur pour ceux qui sont sans protection,
Un guide pour ceux qui ont perdu leur route,
Une barque pour ceux qui ont des océans à traverser,
Un pont pour ceux qui ont des rivières à franchir,
Un asile pour ceux qui sont en danger,
Une lampe pour ceux qui n'ont pas de lumière,
Un refuge pour les sans-abri,
Et un serviteur pour tous ceux qui sont dans le besoin.

En rangeant mes paquets après mon déménagement, j'ai retrouvé cette prière que j'ai écrite il y a des années... des valeurs se perdent, il est temps de s'y raccrocher.
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Je suis inerte

Selon la première loi de Newton:
Tout corps persévère dans l'état de repos ou de mouvement uniforme en ligne droite dans lequel il se trouve, à moins que quelque force n'agisse sur lui, et ne le contraigne à changer d'état.
Ainsi si je suis en mouvement je me dois de rester en mouvement pour conserver cet état que j'aime bien. Comprenez état comme ce désir de voyager et voir ailleurs ce qu'il se passe; où il y a de l'énergie en somme (parce que la Suisse ce n'est pas ça...). Ceci dit c'est aussi un changement d'état puisque qu'apès le Japon, ça sera un "retour" aux Stazunis (copyleft Gavroche) et plus précisément à San Francisco. Je crois que je peux difficilement faire plus proche du Japon (que j'affectionne) que ça à moins d'aller à Hawai (mais c'est professionnellement moins intéressant).

Départ mi-février pour ce pays dont peu de personnes apprécie la politique et dont le rêve américain s'effrite petit à petit. Je ne vais pas dire que je n'aime pas ce pays, sinon je n'y retournerai pas mais il a l'avantage par rapport à ma petite Suisse tranquille, d'avoir de l'énergie dans ses villes. San Francisco justement, est un mix culturel très intéressant et ça contrastera avec l'uniformité excentrique du Japon, je crois...

Que vais-je faire dans ce pays de fous? Je serai chercheur invité pour 6 mois à l'Université de Californie à Berkeley, à l'Institut International pour les Sciences Informatiques (la traduction française sonne affreusement mal mais bon, qui s'en soucie?)

Voilà, je n'ai pas excessivement écrit sur mon séjour nippon, il en sera probablement de même pour cette aventure américaine. Ceux qui me connaissent savent déjà qu'un blog verra le jour, non pas que le SP ne me plaise pas mais la ligne "éditoriale" du SP (il y en a une?) ne correspond pas aux péripéties hebdomadaires d'un panda perdu. Et puis je suis, nous sommes, vous êtes inertes, il ne faudrait donc pas troubler le calme et la non-activité relative du SP.
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Somewhere I belong

Si j'étais en perte de repère dans le précédent billet, je suis parti à la recherche de moi-même, en m'évadant de ce dédale, en m'évadant à travers des lectures et des rêveries... Après m'être isolé, je sors de cette tour d'ivoire et exprime comme je ne le ferai jamais mon envie de crier ma joie de vivre et mon désir d'ailleurs. A être reclus sur soi-même, on en vient à penser que le monde repose sur nos épaules et qu'il est un fardeau bien lourd à porter; une erreur commune, chacun à son fardeau certes mais on peut compter dans la vie sur l'aide de ses proches, et ça c'est sans égal.

Avant de partir pour le Japon, j'entamais la lecture d'un roman de science-fiction de Robert Heinlein, intitulé "En route pour la gloire". Cadeau d'une connaissance, je trouvais que le titre se portait très bien à la situation et au fil de la lecture je découvris qu'il me correspondait aussi. Pourtant je ne finis pas la lecture et pars sans en connaître la fin, je me dis que la fin sera écrite de mes récits au Japon, ça sera ma route vers la gloire. Rétrospectivement, je pense que je suis satisfait du chemin que j'ai fait au Japon et il m'a ouvert d'autres horizons que je ne soupçonnais pas.

Octobre, retour au bercail, un coup de cafard et une sensation de désorientation... dans ma fuite vers l'intérieur je redécouvre le livre que je ne lâche plus. C'est mon passeport vers l'imaginaire, vers un monde qui n'existe que dans ma tête et qui me réconforte car après tout j'en suis le créateur. Dernier chapitre et là, un éclaircissement!

"Ca va déjà beaucoup mieux, mais je fais toujours les mêmes rêves. Et puis j'ai appris un nouveau mot: "acculturation". Cela désigne, pour un individu, le fait de passer d'une culture dans une autre culture et de se sentir désorienté avant de s'adapter. Un peu comme les Indiens des villes d'Arizona, qui n'ont rien à faire, qu'à flâner ou à regarder les vitrines. C'est ça, l'acculturation; c'est se trouver dans un monde auquel on n'est pas adapté."

Ainsi, en partant ailleurs, j'ai découvert que je ne suis pas adapté ici... je ne tiens pas en place et il me faut donc repartir. Oû? rien n'est précis, ce qui est sûr c'est que je pars cherche ma route de la gloire, "Somewhere I belong"...
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Je suis l'ombre...

... de moi-même. Derrière ce corps, une petite ombre terne; qui au gré des jours et des nuits change de forme sans jamais pouvoir se fixer. Qu'est-ce que j'attend de la vie? Honnêtement je ne sais pas, je me laisse dériver aux aléas du quotidien et je verrai bien où cela me mènera. C'est un peu cette insouciance qui a dû disparaître en moi pour me faire réaliser que je n'ai rien fait de ma vie... car après tout, il ne faut rien en attendre, c'est à moi de décider ce que je veux en faire. Pourtant sachant, ceci, j'erre dans les méandres de la pensée, un dédale qui n'a pas une sortie unique mais trop angoissé de choisir une mauvaise sortie, je reste à me perdre dans ce dédale.

Demi tour, troisième à gauche puis à droite, marche arrière... c'est sans issue! Si un fil d'Ariane pouvait guider ne serait-ce que temporairement mes pas, peut-être me déciderais-je à sortir au grand jour et faire de cette ombre que je suis un souvenir, effacé par quelques rayons de soleil réconfortant.

C'est étrange cette sensation de perte de repères alors que je suis revenu d'où je suis parti... à croire que j'ai tourné en rond pour revenir sur mes pas. Est-ce que l'Ailleurs où j'avais un semblant de confiance en moi est resté là-bas? Est-ce parce que je n'avais aucune appartenance là-bas que je me suis permis des libertés? Si tel est le cas, je dois alors repartir dans ce pays qui ne dort pas, où les néons font apparaître sur chaque individu une multitude d'ombres différentes.

En partant du Japon, j'ai laissé ces mots à mes collègues: "Il ne faut pas chercher la lumière pour soi, car en chacun de nous, il existe une lumière. Montrez le chemin de cette lumière aux autres!" Et bien je crois que j'ai dû perdre le chemin vers ma lumière car l'ombre projetée ne m'appartient pas... du moins elle ne me ressemble pas.

Mais alors, si je ne suis pas cette ombre et qu'elle n'est pas mienne... qui suis-je? suis-je l'autre? Tout ce que je sais, c'est que je ne suis pas celui que je semble paraître et pourtant je voudrais tellement être. Pour reprendre le titre d'un film, "Ecrire pour exister", peut importe qui me lit, je souhaite juste laisser une trace qui disparaîtra... ou pas.
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Where are you?

Side Project... le projet à côté? le projet laissé de côté? A voir la foultitude d'activité, ça porterait bien son nom! Hé les projecteurs, vous êtes où? Enfin c'est pas grave s'il n'y a personne, j'en profiterai pour écrire un coup de blues.

Quatre mois déjà au Japon et tout se déroule bien... jusqu'à aujourd'hui... à des milliers de kilomètres des miens et ceux qui me sont chers, aujourd'hui la machine s'emballe, elle déraille et implose. Mais que peut-il bien m'arriver, la distance je connais et j'en ai fait pour plus longtemps, même si c'était pas facile par moment. Envie de rien si ce n'est d'exprimer ces sentiments de solitude et de mélancolie, tout en sachant que ça importe peu à la face du monde.

C'est dans ces moments qu'on réalise l'importance de ces petites choses que l'on fait en famille, en couple, entre amis et qui, quand ils ne sont pas là parce que vous être à l'autre bout de la planète, vous laisse en sentiment d'être encore plus seul sur terre. C'est juste un repas en famille, admirer un paysage à deux ou prendre un café sur un terrasse entre potes, des petits rien mais qui rappelle ce qu'on a laissé dans ce qu'on appelle le "chez soi".

Où c'est chez moi? A voyager autour du monde, est-ce que c'est partout? nulle part? On se dit qu'on a un port d'attache un peu partout, des amis par-ci par-là... mais à l'heure de la communication digitale où les distances n'ont plus d'importance, il devient tellement facile de contacter quelqu'un à l'autre bout de la planète qu'on ne le fait pas ou presque. On prend racines pour finir... déraciné!

Après tout, chaque voyage est une expérience qui nous change et revenir par la suite sur des lieux connus, nous donne le sentiment de le connaître et d'être étranger en même temps. Ainsi, ici perdu au milieu de la foule, au-dessus de toutes ces têtes, se noie un étranger pourtant si similaire à la masse. Où suis-je? Au pays où l'excentrisme et l'originalité deviennent banal ou plutôt l'uniformité de l'excentrisme. Où êtes-vous?

Il faut s'éloigner pour réaliser à quel point des êtres nous sont chers. Plus qu'un mois avant le retour à la maison et pourtant, une fois rentré, je ne cesserai de penser à ce pays si différent, du moins jusqu'à ce que je reparte... mais où?

Et vous, où allez-vous?
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Quand la réalité rejoint la fiction

Le Japon est probablement l’un des pays les plus avancés technologiquement. Cela me paraît évident quotidiennement car je travaille actuellement dans le Computer & Communication Innovations Laboratory. Cependant, je ne crois pas vous avoir déjà fait part de cette vision techno life du Japon jusqu’à présent. Remédions immédiatement à cet oubli !



Je suis retourné à l’Umeda Sky Building, haute structure du haut de laquelle on peut apprécier une vue sur la ville de Osaka, mais de nuit cette fois. Bien que j’ai pris quelques clichés, le manque de lumière fait qu’elles ne sont pas belles à voir (de plus elles sont légèrement floues). Mais là n’est pas le propos de cet article, si la vue est encore plus impressionnante et les lumières donnent une ambiance de ville en mouvement, l’intérieur du bâtiment n’est pas en reste. Après une analyse plus profonde des posters présents, qui montrent différentes constructions haut perchées à travers le monde (comme les Jardins suspendus de Babylone, le Potala, le Machu Pichu ou la Tour de Pise et bien d’autres), on apprend que le bâtiment comme une sorte de prototype de porte spatiale, l’anneau à son sommet représenterait l’attache terrestre de sa contrepartie perdue dans l’espace. C’est une vision intéressante, surtout quand on lit qu’idéalement cet anneau devrait avoir un diamètre de 10km afin d’y abriter une ville dans l’espace ! Je n’ai aucune idée concernant l’aboutissement d’un tel projet, mais quand je pense qu’en Suisse une vision à longs termes s’arrête à quelques années, je crois que les Japonais voient au moins 10 ans avant (ce qui m’amuse beaucoup car la langue japonaise n’a pas d’équivalent au futur... peut-être justement que ne pas en avoir leur fait voir loin...)
Autre point à aborder, c’est les salles d’arcades au Japon, jusqu’à récemment je n’en ai pas visité car elles n’ont pas l’air énormes (et c’est le cas), mais il y en a beaucoup. Bien sûr on pourrait passer des heures à décrire les jeux présents, je me contenterai de 2 (le reste viendra peut-être plus tard...).
Je savais les Japonais friands de jeux de cartes (vous connaissez aussi ces cartes à collectionner, du genre Pokémon pour ne citer que ce jeu). Et bien oui, on joue aux cartes dans les salles d’arcades, là où ça devient intéressant c’est qu’on joue avec ses propres cartes mais via une borne d’arcade. Cette dernière doit avoir un lecteur de codes barre ou détecter quelque chose sur ces cartes, quoi qu’il en soit, une fois reconnues, vous pouvez affronter un adversaire avec la représentation virtuelle de vos cartes sur l’écran. Encore mieux, vous pouvez les déplacer sur la zone devant vous et vos monstres, joueurs ou autres se déplaceront eux aussi. J’ai ainsi vu un jeu de football, un duel de monstre et un autre jeu de guerre médiéval se jouer de la sorte.
Pour finir, le plus étonnant à mon avis, les Japonais aiment les robots, aucun doute là-dessus et le succès des séries Gundam n’est plus à démontrer ici (je ne compte plus les magasins uniquement dédiés à ces mobile suits). Imaginez que vous vous preniez pour un Shinji Hikari ou une Rei Ayanami... oui oui, ils existent des pods (c’est comme ça que je les appellerai), des sortes de cabines avec un écran large incurvé devant vous. Vous êtes alors aux commandes d’un de ces robots-armure de combat ! Cela ne m’étonnerait pas que le son et la sensation de mouvement ou de choc soient retranscrits une fois à l’intérieur. Les pods se jouent donc en réseau, 2 équipes de 4 personnes et à vous le champ de bataille ! Je n’ai pas encore testé car la file d’attente était déjà longue et le dernier métro n’attend pas... à quand un turbopropulseur ou un téléporteur pour rentrer chez soi ?
Pour garder la part d’imaginaire, vous n’aurez pas droit à des photos, je laisse faire votre imagination...
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Do you have the Tachibana attitude ?

Il y a peu, RaZoR écrivait sur l'attitude du rock et bien aujourd'hui je vais faire un billet sur l'attitude et le style vestimentaire des Japonais. Mais alors pourquoi Akane Tachibana, célèbre personnage du manga I'll ? Il n'a rien de particulier voyez plutôt :



Okidoki, mais faut avouer quand même que les personnages de Hiroyuki Asada ont du style non ? (c'est toujours mieux que Naruto ! enfin bon il est orange quoi...) Oui mais et si Asada s'était inspiré des jeunes d'Osaka ? Hier en me perdant dans les quartiers de cette ville je suis tombé sur cette rue...



Et au hasard, c'est la rue des magasins branchés de la ville. Des fringues a pas de prix sans pour autant être des marques (connues sous nos latitudes...), probablement de jeunes designers... Déjà je fais tâche en me promenant dans cette rue parce que mon simple jeans, mes adidas superstar et mon t-shirt à croix Suisse, ça fait certainement original dans le quartier mais c'est pas du tout avec le ton des passants ! Je remarque tout de même une tendance aux santiag' et blouson jeans, sinon des vestes noires, beaucoup de noir d'ailleurs (ce qui fait encore plus ressortir mon rouge...) ! Tout ça pour dire qu'en semaine, les Japonais sont d'une uniformité effarante du fait de leurs uniformes scolaires ou du complet-cravate pour le travail mais ils se lâchent durant le week-end faut croire et encore plus dans les quartiers sud de la ville ! Hélas je n'ai pas de photos parce que déjà que les gens me regardent ici alors si je sors mon appareil photo c'est fini...

Le Japon est un pays de contraste, du moins je le perçois ainsi. C'est donc le premier article de ma part sur le pays du Soleil Levant, sans être très construit c'est plus un clin d'oeil, je partirai généralement d'un cliché pris au hasard de mes déambulations. Si vous avez un souhait spécifique, dites toujours, qui sait où ça me mènera...

Pour le Side Project, en direct d'Osaka, c'était Panda Zuisse ! A vous les studios !!!

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Let's make the best out of our lives

Outre le fait que le titre de cet article fera sourir certains, c'est après tout une très belle phrase qu'on devrait tous garder en tête vous trouvez pas ? La vie n'est pas toujours rose alors autant la rendre la plus agréable possible en faisant de notre mieux. Ainsi autant devenir un soldat rose !

                                

Oui mais voilà, tout le monde ne l'entend pas de la même oreille... ayant été voir Les Lettres d'Iwo JIma et 300 ce week-end, la notion de soldat est bien différente d'une personne à une autre ! Vous me direz :"Oui mais tu ne mènes pas une guerre toi !", c'est vrai mais c'est un combat de tous les jours que de ne pas tomber dans la morosité après tout non ?

Si la guerre fait ressortir des instincts les plus primaux de l'être humain, comme la peur ou la rage animale, nul n'est besoin d'être un héros pour mener son propre combat ordinaire c'est pourquoi je décide que mes interventions sur SP, seront pleines de bonne humeur ! (et en plus c'est le printemps maintenant !). Bon comme je le pensais, je dérive de mon sujet de départ mais c'est pas grave, c'est spontané ! De toute façon, les premiers articles sont toujours bizarres ca vous permettra juste de cerner l'affreux panda que je suis ou pas... en attendant la suite je ne peux que vous souhaiter tout le bonheur du monde ! (Ca se voit que je suis de bonne humeur là ? nan parce que c'est vrai et que j'avais besoin de le communiquer c'est tout !)

                                 

Et de toute façon comme l'a dit Gavroche :"le SP est sensé être juste un vide-cerveau... ou combler un vide... peut-être... définitivement peut-être."
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1-8/8